Instagram: est-ce la vitrine du faux?

Instragam: la vitrine du faux
Instragam, où le faux est roi
Une récente étude du RSPH effectuée sur un panel d’adolescents à révélé qu’Instagram était la pire application en ce qui concerne le bien être mental de ses utilisateurs. On retrouve dans ces applications à risques principalement des réseaux sociaux basés sur l’image. Et au final, l’intérêt d’Instagram, avant même de considérer les marques et les revenus engendrés par les posts sponsorisés, n’est-il pas purement esthétique?

Dans ses premières années, Instagram n’était qu’un réseau social parmi tant d’autres. Comme Facebook à ses débuts, la plateforme mettait surtout en relation des personnes se connaissant de la vie réelle, avec un but de partage et non une recherche de gloire ou de perfection. Les photos étaient moches, floues, fortement pixelisées et la recherche de filtres s’arrêtait à « celui-ci à l’air cool ». On restait dans ses sphères de la vie réelle sans but commercial. Mais comme pour toutes les applications, avec la popularité vient les changements.

On ne compte plus les utilisateurs aux photos parfaites, généralement prises avec des reflex, puis retouchées dans Lightroom (un logiciel de la suite Adobe utilisé principalement par les photographes).

La mise en scène est de rigueur, le post ultra-réfléchi et calculé. Les filtres sont choisis pour mettre en valeur les qualités et camouflés les défauts, et répondre à un thème imposé au compte. Certains poussent le jeu jusqu’à la retouche des visages et des corps, plus ou moins réussi (une simple recherche Google suffit à mettre en lumière un grand nombre de célébrité dont les retouches Instagram sont trahies par un radiateur, un rideau, ou simplement un mur en arrière plan déformé par la retouche). L’authenticité est remise en question devant ces vies rêvées aux zéros défauts. Comme Facebook, Instagram et les autres réseaux sociaux sont devenus à l’heure actuelle des vitrines pour projeter une image aux autres, non plus de notre vie réelle avec ses tracas et ses imperfections, mais d’une vie parfaite à envier.

Est-ce mal?

Ca m’irait bien de critiquer, car moi aussi je suis victime de ce petit jeu. Un coup de mou, une rupture, des soucis de santé? Vous ne trouverez rien de tout cela sur mon compte Instagram, pourtant non étrangers à ma vie réelle. Mais la vie digitale doit-elle impérativement reflétée sa vie réelle?

Il n’y a pas de danger si, et seulement si,

on sait faire la différence entre ces photos parfaites et le quotidien. Pour l’Instagrammeur le soucis se pose lorsque cette retouche incessante commence à représenter une fuite du quotidien, et si elle devient intense et systématique. S’il s’agit uniquement d’un passe-temps, d’une passion, alors il n’y a pas de problème réel pour l’Instagrammeur.

En revanche, ce n’est pas le cas pour l’abonné ou le visiteur lambda.

En effet, les jeunes n’ont pas toujours conscience que la grande majorité de ces comptes aux vies parfaites carburent à la mise en scène, aux choix des angles pour les corps parfaits, et à la programmation de publication pour ceux qui semblent toujours être en vadrouille et ne jamais travailler.

La vidéo suivant publiée et réalisée par Chompoo Baritone cette année est pour moi une très bonne illustration du réseau social:

 

Encore une fois il est important de rappeler qu’une vie parfaite n’existe pas, contrairement à ce que beaucoup de réseaux sociaux tentent de nous faire croire, et qu’une détox est nécessaire si leur influence commence à se faire ressentir de façon néfaste chez vous.


Lire aussi: De faux Influencers trompent les marques

Êtes-vous vous aussi coupable d’entretenir ce culte de la vie rêvée sur les réseaux sociaux?

 

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Jules, blogueuse Grenobloise qui s'ennuie et aime les nouvelles technologies.

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