Insolite : bots d’Instagram, un travail comme les autres?

Les bots sont-ils toujours des faux comptes?

On les connait. Ils viennent, ils aiment, ils commentent un « Wow! » ou un « Yes! » pleins de sentiment, ils suivent, et puis ils disparaissent. Ce sont les bots, pour robots. Des faux comptes pour l’essentiel avec une mission: vendre un produit, répondre à un achat d’abonnés/likes/commentaires, ou encore… on sait pas vraiment en fait. Certains ont l’air de ne pas servir à grand chose, mais ils ont probablement leur utilité.

Alors existent-ils des bots commandés par des gens réels, ou sont-ils tous des machines? L’option numéro existe bien, comme le confirme Calder Wilson, un jeune photographe ancien adepte de la démarche, dans un article confession sur le site PetaPixel.

Le « botting », comme il le définit, consiste à connecter son compte Instagram – contre une somme d’argent évidemment – à une plateforme. Celle-ci s’occupera de liker, commenter, et s’abonner en votre nom, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle sert en gros à faire le « sale travail » à votre place pour faire grandir votre compte. Oui, car le concept tient là-dessus: plus vous créerez de l’engagement avec d’autres comptes, plus grandes seront vos chances que ces comptes là reviennent vers vous, et augmentent votre nombre d’abonnés.

Le rêve en somme, non?

La plateforme en question est Instagress, mais elle n’est pas la seule sur le marché. Elle utilise les hashtags les plus populaires afin de trouver des « cibles », et poste des commentaires à partir d’une base de données de commentaires renseignée par l’utilisateur. De plus, elle s’adapte aux règles imposées par Instagram afin de ne pas se faire détecter. La productivité est hallucinante.

En un mois, Calder, qui n’utilisait jamais son compte plus de 5 minutes par semaine, a pu témoigner de statistiques incroyables: 27 604 photos likées, 6 934 commentaires postés. Tout cela uniquement via la plateforme.

La promesse du site? Gagner de vrais abonnés, des personnes réelles. En revanche, Calder dans son article source remet en question cette promesse via ses statistiques et par une recherche minutieuse sur ses abonnés.

De plus, il émet une théorie intéressante sur le fait qu’Instagram interdise en théorie cette pratique, mais semble en réalité la tolérer.

L’engagement créé par les bots cause un engagement par des comptes réels, ce qui serait à court terme bénéfique pour Instagram. En revanche, il souligne que sur le long terme ce genre de pratiques pourrait être néfaste pour le réseau social et ses utilisateurs, car elles déprécieraient la valeur réelle des likes et des abonnés.

 


Lire aussi : Qui achète des abonnés?

Et vous, pensez-vous comme lui qu’Instagram y trouve son compte dans tout ça?

 

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Jules, blogueuse Grenobloise qui s'ennuie et aime les nouvelles technologies.

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